Nous vous avons déjà partagé certaines de nos pépites dénichées durant notre escapade au Pays Basque ici, ou là, là aussi, et puis encore là, et ici aussi ! Aujourd’hui, nous poursuivons avec la découverte d’un objet hautement symbolique :

le Makhila

Le makhila – qui signifie  » le bâton  » en basque – faisait autrefois partie intégrante du quotidien des habitants du Pays Basque.

L’origine du makhila* reste un mystère, mais on sait qu’il était couramment utilisé comme compagnon de route quand les moyens de transport n’existaient quasiment pas et les chemins étaient dangereux.

Il était à la fois une aide à la marche et une arme, permettant d’intimider un éventuel agresseur grâce à la pointe dans son manche et la dragonne qui permet de la brandir.

On le remettait généralement à l’adolescence, pour marquer l’entrée dans le monde adulte.
De ce fait, il revêt un caractère personnel, symbolique et unique. Sa longueur doit être adaptée à la taille de son propriétaire.

*Son écriture est toute autant mystérieuse que son origine. En effet, on peut tout aussi bien l’écrire makila, makilla ou maquila !

 

 

Plusieurs éléments constituent le makhila :

  • le bâton est en néflier ou en châtaignier (parfois en nerf de bœuf)
  • les viroles sont faites de différents métaux (laiton, maillechort, argent ou or)
  • la poignée est gainée de lanières de cuir tressées ou tout en métal
  • la dragonne est faite en cuir
  • le pommeau, en corne ou en métal, est façonné au marteau
  • en dévissant cette poignée, on découvre l’arme, faite d’une pointe en acier
  • le bas se termine par un trèfle, une pointe en acier ; l’extrémité contondante du makila

le makhila porte, gravé, le nom de son propriétaire, un proverbe ou un symbole.

 

 

Fabrication

La fabrication d’un makhila se fait entièrement à la main :

  • On travaille le bois de néflier sauvage deux ou trois ans avant sa coupe.
  • Puis, on trace la décoration de fond du makhila dès que l’arbuste a atteint sa taille presque adulte. Cela signifie qu’on fait des légères scarifications sur le bois, au couteau ou au feu. Lorsque la sève monte, l’artisan provoque des dessins en incisant l’écorce avec un couteau.
  • Après la coupe, on met la baguette de bois en séchoir pendant une dizaine d’années. Cette durée varie selon la qualité du bois, celle du motif et selon l’objectif que se fixe l’artisan.
  • Enfin, on coupe les viroles de laiton, maillechort ou argent, suivant le diamètre du bois, brasées à la forge et ciselées.

La tige porte deux armes :

  • en haut, un aiguillon, pointe d’acier forgé et filetée que l’on découvre en dévissant la poignée.
  • en bas, une petite mais efficace massue qui sert aussi à équilibrer le makhila pour la marche. Cette dernière porte souvent une devise en basque, la signature de l’atelier et le millésime de fabrication ou des symboles, dont la croix basque, lauburu.

 

 

 

Chaque makhila haut de gamme est fait sur mesure, au poids et à la taille de la personne. C’est pour cela qu’un véritable makhila coûte entre 400 € et 800 €.

Objet honorifique

Le makhila symbolise une façon de vivre, de penser et d’honorer. Chaque pièce est unique et personnalisée, avec, parfois, l’inscription sur le pommeau du nom, du prénom et de la devise du propriétaire en basque.

 

 

De nombreuses personnalités ont eu le privilège de se faire offrir un makhila, parmi lesquelles :

  • les papes Benoît XV, Pie X et Jean-Paul II
  • les présidents Charles de Gaulle, Ronald Reagan, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande et plus récemment Emmanuel Macron
  • les maréchaux Joffre, Foch, Pétain, Montgomery
  • les souverains, comme le prince Philip, le prince Charles, la reine Wilhelmine des Pays-Bas, le roi Baudouin Ier de Belgique

 

 

 

 

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Des escapades Aubert Ermisse, révélatrices de pépites.

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