Aubert Ermisse vous aide à décrypter les codes du JaponLa culture japonaise fascine l’occident depuis des siècles. Un voyage au pays du Soleil Levant vous plongera dans ses traditions. C’est parti pour la  découverte de sa gastronomie, des types traditionnels d’hébergement (Ryokan), des combats de Sumo, des cérémonies Shinto, sans oublier une initiation au Taïko !

Un voyage au Japon vous initiera cette culture si différente et si raffinée.

Cérémonie Shinto

Les sanctuaires shinto, appelés le plus souvent Jinja sont des lieux de culte du shintoïsme. C’est ici que l’on vénère un kami (divinité). À l’entrée d’un sanctuaire se trouve un portail généralement rouge appelé Torii séparant l’enceinte sacrée de l’environnement profane. On emprunte ensuite une allée, appelée Sandō.  On y découvere parfois un  bassin couvert où les fidèles peuvent se purifier afin de se présenter devant le kami exempt de toute souillure.

Enfin, on accède aux bâtiments du  sanctuaire,  devant lesquels se trouvent des statues de koma-inu , dont le principal est appelé Haiden. Le prêtre nous accueille avec sa magnifique tenue, pour une cérémonie de bienvenue afin que le Kami nous protège durant notre périple au Japon.

La gastronomie japonaise

La cuisine japonaise se limite souvent pour nous occidentaux aux sushis et makis. Que nenni, la cuisine japonaise, par sa richesse et sa diversité, mérite à elle seule la réponse à la question pourquoi partir au Japon. Un véritable voyage culinaire, à la fois dépaysant et enrichissant…

Les nouilles japonaises

Les Udon (farine de blé) plutôt épaisses et au goût neutre. Les kitsune-udon servies avec du tofu frit. Les udon-tsuki servies à un ragoût de poissons, légumes et tofu, les Sara-udon (Nagasaki) sautées dans du lard avec des légumes et des fruits de mer. Elles se reconnaissent facilement : ce sont les nouilles les plus épaisses, de 2 à 4 mm de largeur.

Les  Ramen (nouilles de blé) sont plongées dans un bouillon mélangées avec des tranches de viande ou de poisson, des algues séchées…. aromatisées à la sauce soja ou mis.

Originaires de Chine, les Ramen se déclinent  à l’infini et son savoureux bouillon sait faire saliver les papilles de tous les nippons !

Les Soba (farine de sarrasin ou blé noir) agrémentées d’un œuf, de tempura, servies chaudes (Kakesoba) ou froides (Tsuyu). Elles sont servies avec ou sans bouillon. Les soba se mangent froides ou chaudes. Les plus répandues sont les zarusoba, servies froides, à tremper dans une sauce qui varie suivant les régions. En général la sauce est forte en sel et assaisonnée à la bonite et aux algues).

Des spécialités japonaises

Le Shabu-Shabu est une variante japonaise de la fondue chinoise avec un bouillon à base d’algues, de sauce soja et des légumes. On trempe le bœuf quelques secondes et on consomme ! Le nom Shabu-Shabu vient de l’onomatopée de « la viande qui cuit dans l’eau qui bout« .

 

Les Tempura * : beignets de légumes, calamars, crevettes, poissons, poulet…(frits dans une huile légère)  donnant un effet croustillant, léger et qui valorise les saveurs du produit.

(*) Originellement des peixinhos da horta, introduits par des missionnaires jésuites portugais au XVIIème siècle.

Le Sukiyaki (spécialité de Kyoto) : Il s’agit d’une fondue japonaise (plus sucrée) avec un bouillon à base de sauce soja, saké, mirin et sucre. On trempe la viande ou autre ingrédient après cuisson, dans un petit bol dans lequel on a battu un œuf frais.

Quelques façons de déguster la cuisine nippone

L’Okonomiyaki (Osaka et Hiroshima) littéralement “Grillé comme vous le souhaitez” ! 

L’okonomiyaki est une sorte d’omelette qui enrobe des ingrédients découpés en petits morceaux (porc, fruits de mer..), le tout étant cuit sur une plaque chauffante (Teppan).

La cuisine kaïseki, en japonais kaïseki-ryori, désigne dans la gastronomie japonaise une forme traditionnelle de repas, composé de plusieurs petits plats servis conjointement dont un hors-d’œuvre, du sashimi, un plat mijoté, un plat grillé et un plat à la vapeur.

Le Teppan-yaki, littéralement « grillé sur une plaque en fer ». On dégustera des crevettes et surtout le fameux bœuf de Kobé, réputé aussi bien pour sa texture que pour sa saveur. Cette viande est considérée comme la meilleure viande de bœuf au monde. En plus d’un menu succulent, le chef est particulièrement agile avec son couteau. Il fait virevolter les aliments jusqu’à votre assiette !

Dans la cuisine japonaise, le Robatayaki, souvent abrégé en « robata », fait référence à une méthode de cuisson, similaire au barbecue.  Les aliments sont cuits à des vitesses variables sur du charbon de bois. Les convives sont assis autour de la zone de cuisson et les cuisiniers tendent les plats cuits sur des pelles en bois, jusqu’à l’assiette !

Et pour accompagner tous ces mets rien de mieux qu’une bière japonaise et le sakéItadakimasu (en joignant les mains), le sens de cette formule se rapproche davantage de « merci pour ce repas » plutôt que « Bon appétit ».

Passez une nuit en Ryokan

Si vous êtes un voyageur attiré par la culture japonaise, vous devez alors passer une nuit en « Ryokan » ! Vous êtes accueillis par les propriétaires. On se déchausse à l’entrée et l’on vous mènera jusqu’à votre chambre. Dans celle-ci vous n’y verrez que des cloisons en papier, un tatami pour le sol, des boiseries traditionnelles et la chambre semble vide ! 

Vous vous déshabillez et revêtez un Yukata (peignoir japonais) afin de vous rendre aux bains (homme / femme séparés). Avant de vous baigner,  passage à la toilette puis au bain ! Enfin vous rentrez nu(e) dans le bain ; l’eau est très chaude, mais c’est très relaxant. Après le bain, vous disposez de tout le nécessaire (parfum, peigne, sèche-cheveux, coton-tige, etc.).

C’est le moment de « passer à table ». En réalité, le diner a lieu dans une salle (avec tatamis au sol) aménagée avec des petites tables basses et chaise très basses individuelles.  Les serveuses apportent les plats, véritable festival gastronomique, avec les « Kaïseki », une multitude de petits plats. Le tout est  arrosé de bière et de saké.

Retour à la chambre…les futons sont installés. Si vous êtes 4 vous aurez 4 lits séparés. Quand on dit futon, on parle de l’ensemble du matelas en coton Shikubuton et de l’édredon Kakebuton. L’oreiller quant à lui est en général rempli de grain riz. Oyasuminasai ! (Bonne nuit)

Participez à un match de Sumo !

Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs (Rikishi) et de  nombreux rites traditionnels. Lors des combats, ils ne sont vêtus que du « mawashi ». Cette bande de tissu serrée de 9 et 14 mètres suivant la corpulence du Rikishi). Elle est placée autour de la taille et de l’entrejambe. Leurs cheveux sont lissés avec de l’huile et maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active.

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Pour le combat, deux règles simples : les lutteurs ne doivent ni sortir du cercle (dohyō), ni toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds.

La collision entre deux lutteurs de plus de 250kg est spectaculaire : ce n’est pas une simple bousculade, mais un vrai choc de titans !

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A Tokyo, Ryogoku (quartier des Sumo), s’étend sur quelques rues autour de sa gare éponyme. Juste à côté, vous pourrez visiter l’arène Kokugikan ainsi que le musée d’Edo.

Les matchs ont lieu à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka.

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Initiez-vous au Taïko

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Que diriez-vous d’une activité rythmée ? Entrez dans un studio d’enregistrement spécialement conçu pour l’apprentissage du Taïko.  Ce terme désigne « l’art de jouer du tambour »). Les Maîtres vous accueillent dans la tradition de l’art.

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Dès lors, ils vous remettent la tenue adéquate – veste, ceinture et tour de tête – pour une immersion complète. Cette tenue est idéale pour créer de beaux mouvements du corps et des bras sur le tambour, afin que l’ensemble forme un rythme commun.

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Chaque groupe apprend à frapper le tambour avec des « Bashi », des baguettes qui permettent de former une série de sons avec des intensités différentes. Au rythme des frappes plus moins fortes sur le « Don » – la peau du tambour – et sur le pourtour métallique du tambour, le « Tak ».

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Par exemple, sur la peau, le son sera différent en fonction de l’endroit frappé.  Plus on frappe au centre du « Don », plus le son sera lourd, grave et soutenu.  A l’inverse, plus la frappe se rapproche du bord, plus le son sera sec.

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Chaque groupe apprend sa « partition » de manière très académique  pour ne former plus qu’une seule troupe. Toutes les variations, simultanément jouées, permettent d’obtenir un rythme de sons hétérogènes.  Ses sons forment une mélodie à vous faire monter l’adrénaline !

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