« En espadrilles, on danse le disco, on fait du vélo ! »

Chaussure légère et confortable confectionnée avec des matériaux naturels, l’espadrille fait partie des nombreux emblèmes du Pays Basque.

Mais d’où vient l’espadrille basque et quand a-t-elle fait son apparition ?

L’espadrille, un pur produit basque

Originaire d’Espagne ou de France ?

Bien que son lieu de naissance soit assez controversé, l’espadrille est un produit d’artisanat Basque qui remonterait au moins au XIIème siècle.

On raconte alors qu’à cette époque les soldats du Roi d’Aragon portaient des chaussures faites de toile et de semelles à corde.

Cependant, dès le XVIIIème siècle, c’est dans le Béarn et le Pays Basque qu’on fabrique l’espadrille telle que nous la connaissons. Des familles d’artisans spécialisés dans le lin et le chanvre.

L’espadrille basque se démocratise ensuite au XIXème siècle. Sa production se fait en grande quantité à Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques pour être portée par les ouvriers et les paysans.

 

 

L’espadrille basque de nos jours

Au début des années 80, la filière doit faire face à une concurrence venue de Chine.

Malgré la rudesse de cette compétitivité, la fabrication artisanale et le savoir-faire des artisans constituent toujours les principaux atouts de l’espadrille.

Afin de faire perdurer la tradition et la renommée internationale de l’espadrille 100% Pays Basque, les créateurs innovent en permanence et proposent une gamme de produits éclectiques, capables de répondre à toutes les envies.

Unies, colorées, imprimées, brodées… Les espadrilles se déclinent en une multitude de modèles et de matières !

 

 

Mauléon-Licharre, capitale de l’espadrille

Mauléon-Licharre, capitale de la Soule, reste aujourd’hui encore la capitale de l’espadrille et détient près de 65 % de la production française.

C’est la plus petite des sept provinces basques et capitale de l’espadrille depuis plus d’un siècle.

C’est aussi le fief de l’entreprise artisanale Don Quichosse !

On y fabrique des espadrilles cousues a la main dans la plus pure tradition. Le geste est resté fidèle afin de préserver les modèles d’espadrilles traditionnelles.

Pour autant, les créations Don Quichosse sont pleines de surprises et d’innovations :  travail du lin, utilisation d’un caoutchouc sans colorant, et même fabrication d’espadrilles en peau de truites !

 

 

Don Quichosse : Entreprise du Patrimoine Vivant

  • Quatre générations d’artisans

Au début du XXème siècle, la famille Erreguible, maison voisine de celle des Cangrand, fabrique ses premières espadrilles à Mauléon.

Toute la famille met la main à l’espadrille ! C’est un des petits enfants, Henri, qui fera bâtir un atelier flambant neuf dans les années 70. Timothée Cangrand, quant à lui, rachètera avec son père l’entreprise d’espadrilles mauléonaise Don Quichosse en 2016.

  • Comme en 1900

Rien n’a changé ! Chez Don Quichosse, on ne veut ni perdre ni dénaturer le produit original – la 425 – l’espadrille entièrement cousue à la main.

Le patronnage est le même que celui utilisé par les premières générations, la toile au duitage serré, la semelle épaisse et le caoutchouc naturel.

En France, seulement quatre ou cinq entreprises françaises produisent encore artisanalement des espadrilles mais Don Quichosse est la seule qui ne fait que du véritable cousu-main.

 

 

L’Atelier – Musée

L’atelier fait office de magasin d’usine et d’atelier-musée. On y découvre un savoir-faire unique, la passion d’une petite équipe et l’amour du travail bien fait.

On circule au milieu d’un joyeux « bazard », bobines de fils, toiles colorées, piles d’espadrilles, patrons en tout genre et on admire des machines plus que centenaires qui fonctionnent comme des horloges !

 

 

L’excellence avec trois fois rien

Les matières naturelles et nobles garantissent confort, bien-être et résistance. L’espadrille est un symbole… celui d’une “rusticité moderne” !

L’espadrille typique du Pays Basque est fabriquée à partir de seulement trois matières premières naturelles : la jute et le latex pour la semelle et le coton pour la toile.

  • La semelle
    La tresseuse utilise les bobines de fil de jute ou chanvre et lin pour tisser la tresse utilisée pour la fabrication de la semelle. Ensuite, cette tresse est enroulée très adroitement sur un petit plateau de bois qui tourne sur un pivot autour de petits clous disposées plus ou moins loin de l’axe central selon la pointure voulue.
    Cette opération s’appelle le moulage. La semelle est ensuite compressée et compactée avant d’être cousue.
  • Le millet, une machine à coudre alimentée manuellement, est constitué de gros poinçons pour percer la semelle dans toute sa largeur ainsi qu’une aiguille longue qui coud point après point. La semelle obtient alors toute sa solidité. L’étape finale de la semelle est la vulcanisation. Des billes de caoutchouc sont portés à haute température 150° degrés environ et mis sous presse avec la semelle pendant 10 minutes. Ainsi, la pression jumelée à la chaleur permet de rendre l’espadrille totalement flexible.
  • La toile
    Le tissu est découpé à la scie à ruban ou à l’emporte pièces, en fonction des gabarits des modèles. Deux coupes sont effectuées afin d’obtenir la tige avant et la tige arrière. Celles-ci sont ensuite assemblées et cousues à la main sur la semelle par nos chères couturières de l’Aragon, expertes en la matière.

La couture à la main est un gage de robustesse et de dureté.

Les espadrilles, il y en a pour tous les goûts, c’est sûr on y trouve chaussure à son pied !!

 

 

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Des escapades Aubert Ermisse, révélatrices de pépites.

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