Après Bilbao en Espagne, Monterrey au Mexique, Canberra en Australie, Bruxelles en Belgique, l’exposition troublante « Ceci n’est pas un corps » s’est offerte au public français ! D’abord à Lyon de février à juillet 2022, puis à Paris en ce beau mois de septembre !

Nous y sommes allés par curiosité sans connaitre le mouvement de l’hyperréalisme. On s’est naïvement imaginé une variante du musée Grévin en mieux… Quelle belle découverte !

 

 

Au Musée Maillol, l’exposition présente une quarantaine de personnages, réalisés par une trentaine d’artistes internationaux du mouvement de l’hyperréalisme.  Ainsi, on y retrouve des œuvres de l’Australien Ron Mueck et ses créations d’une précision saisissante à Maurizio Cattelana, en passant par la Belge Berlinde de Bruyckere et l’Américain Duane Hanson, l’un des pionniers du genre.

Ceci n’est pas un corps offre un condensé de ce courant artistique apparu dans les années 1960 aux États-Unis.

L’hyperréalisme, un mouvement dans la lignée du pop art

Les hyperréalistes décrivent de façon brute et sans filtre la société de notre temps et se constituent en miroir de la vie quotidienne et en dévoilent les défauts cachés.

Ils utilisent des techniques traditionnelles comme le modelage, le moulage et l’application polychrome de peinture à la surface des sculptures. Leurs œuvres, inattendues, surprenantes et émouvantes sont toujours pourvoyeuses de sens.

 

 

Ici, rien d’abstrait !

En effet, c’est la représentation minutieuse des corps qui est recherchée pour donner une apparence plus vraie que nature. Formes, contours et textures du corps humain sont si bien imités que l’illusion en devient parfaite.

Chaque artiste présent vous emporte dans un tourbillon d’émotions et certains n’hésitent pas à confier quelques secrets de fabrication à travers des vidéos.

 

 

On arpente l’exposition tour à tour médusé, amusé, gêné ou même interloqué !

Tantôt hybrides, tantôt humaines, parfois grandeur nature, parfois monumentales, ces représentations d’une précision chirurgicale déstabilisent le visiteur autant qu’elles le fascinent.

Nous croisons tour à tour des personnages plus vrais que nature, à taille humaine, une grande galerie de l’anatomie, des créations stupéfiantes qui passent à la loupe nos petits bonheurs ou au microscope nos gros défauts.

 

 

L’illusion est parfaite. L’univers est troublant.

En perturbant nos perceptions avec des perspectives déformées, en redéfinissant nos échelles et malmenant les volumes, l’hyperréalisme brouille les notions d’être, de paraître. Ce courant artistique interroge les frontières entre l’apparence et l’existence, entre la réalité et l’imaginaire.

Dès l’entrée de l’exposition, la présence d’une jeune femme brune, visage caché, corps ployé face à un mur, nous inquiète.

Mais, contrairement aux apparences, « Caroline » n’est pas vivante, c’est une sculpture de résine de polyester de l’artiste français Daniel Firman.

Andy Warhol, mèche impeccable, regard pensif, est présent avec un buste imposant. Cette œuvre est signée par le japonais Kazu Hiro, un maquilleur professionnel d’Hollywood reconverti dans la sculpture de célébrités.

 

 

Plus loin, on admire les bustes miniatures. de deux nageuses, réalisés par l’artiste américaine Carole A. Feuerman. Bonnets de bain visés sur la tête, yeux clos, des gouttelettes sur leur visage, donnent l’impression saisissante qu’elles viennent tout juste de sortir de l’eau.

 

 

Mais, de toutes les œuvres exposées, se sont celles de Sam Jinks qui nous ont parues les plus délicates. L’artiste australien s’est initié au travail du silicone et du latex en œuvrant pour le monde du cinéma.

Avec sa magnifique sculpture « Woman and child » 2010, Sam Jinks parvient à donner une profondeur psychologique à ce double portrait, incarnation de la vieillesse et de l’enfance d’une délicatesse infinie.

 

 

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Des escapades Aubert Ermisse, révélatrices de pépites.

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